0825 000 199 (prix d'un appel local)
serveur vocal horaires écluse et information sur le fonctionnement du barrage

  • Avis aux navigateurs :
  1. Ouverture à la navigation (23 janvier 2008)
  2. Gestion des ouvrages -Barrage Arzal+Pont de Cran- (06 février 2008)

 

.

Le Barrage d'Arzal-Camoël fait partie d'un vaste programme d'aménagements de la vallée de la Vilaine, décidé dans les années 60 en vue de faciliter le développement économique de la région.
Construit en 1970 à l'embouchure de la Vilaine, le barrage d'Arzal vient bloquer la marée qui remontait auparavant jusqu'à Redon. En période de vives-eaux, la marée venait contrarier l'écoulement des crues, provoquant des inondations à répétition sur la vallée.
Le Barrage a permis de réduire notablement les risques de débordement, même si la région reste toujours sensible aux grandes crues de la Vilaine qui draine, rappelons-le, le tiers de la Bretagne.
En régulant à l'amont le niveau du plan d'eau, le barrage facilite aussi la navigation sur la rivière ; il a permis le développement de plusieurs ports de plaisance. (Arzal-Camoël, la Roche-Bernard, Foleux, Redon).

Une réserve d'eau douce de 50 millions de m3
En arrêtant la marée, le barrage d'Arzal-Camoël crée un plan d'eau douce favorable aux activités touristiques. Il est aussi mis à profit pour assurer l'approvisionnement en eau potable : l'usine de traitement des eaux de Férel (que vous pouvez découvrir 1 km en amont, rive gauche) permet d'alimenter en eau une vaste région dont le périmètre s'étend de la région de Vannes à La Baule et Saint-Nazaire, en passant par Redon et bientôt Rennes.

Une gestion multi usages de l'eau.
La barrage contrôle aujourd'hui un système hydraulique complexe où les différents usages de l'eau imposent une approche globale et intégrée de sa gestion. Un règlement d'eau pose les principes de fonctionnement du barrage.
Si en période normale (printemps, automne), les différents usages sont satisfaits sans difficultés particulières, il n'en est pas de même pendant les crues du fleuve ou au moment de ses étiages (période de faible débit).
En période de crue de la Vilaine, l'objectif d'évacuer l'eau demeure prioritaire et passe devant tous les autres usages. Cet impératif peut gêner la navigation, voire l'interdire en période de grande crue.

En période d'étiage, c'est l'objectif d'alimentation en eau des populations qui devient prioritaire. L'intrusion d'eau de mer dans le plan d'eau, du fait des éclusages, peut entraîner des élévations de la salinité, incompatibles avec la production d'eau potable. Cet inconvénient est limité d'une part par un dispositif de siphonage de l'eau salée, et d'autre part par un choix d'horaires d'éclusage qui concilient au maximum les exigences de la qualité de l'eau et des besoins de la navigation.
Le projet de construction à moyen terme d'une nouvelle écluse devrait permettre d'améliorer la situation et mieux satisfaire encore des usages de l'eau souvent contradictoires.

Le site offre maintenant de multiples possibilités de promenades, et des postes d'interprétation accompagnent le visiteur le long du parcours.

Le "Balcon", juché sur les escarpements rocheux de Camoël, offre une vue imprenable sur l'ensemble du site. Des pupitres présentent le pourquoi de l'implantation du barrage. Le long de la digue de terre, qui par nature se tasse et ne prête donc pas à des aménagements trop rigides, les cheminements sur la rive amont et la rive aval traversent des ambiances typées : roselières de berge côté amont, murets de pierre et pins maritimes côté aval. Autour du barrage lui-même, des pupitres présentent sont influence sur l'amont et l'aval, à la fois sur la vie humaine et sur la vie sauvage.

Il devient ainsi évident pour chacun que la gestion des niveaux d'eau soit prendre en compte la multiplicité des usages et des besoins sur le bassin versant. D'autres postes du parcours présentent les éléments plus techniques du barrage (il a fallu pour l'édifier construire une vaste enceinte hors d'eau, décaper 20 mètres d'alluvions jusqu'à la roche dure. Ses vannes pèsent 50 tonnes chacun, etc.) assortis de quelques questions et énigmes à élucider.
Il y a donc là matière pour satisfaire toues formes de curiosité, de l'approche globale de l'environnement aquatique à la compréhension technique du fonctionnement d'un tel ouvrage.